A1 · Débutant
Oman prépare son avenir économique
Le plan national Vision 2040 aide le pays à créer des emplois et à développer de nouveaux secteurs pour tous les habitants.
Un grand projet pour le pays
Oman prépare un grand projet pour son avenir. Ce projet national s’appelle Vision 2040. Il couvre les années de 2021 à 2040. Il donne une direction claire au pays.
Le gouvernement utilise cette vision pour créer des plans plus courts. Chaque plan dure cinq ans. Ces étapes aident les gens à avancer ensemble.
Des métiers variés à côté du pétrole
Le pétrole apporte beaucoup d’argent au pays. Mais Oman veut aussi d’autres sources de revenus. Des usines modernes fabriquent des produits utiles. Les touristes viennent visiter les anciennes villes.
Le dixième plan de développement soutient ces activités pour les années 2021 à 2025. Ces nouveaux métiers demandent du temps et des efforts.
Le travail dans les entreprises
Chaque entreprise a besoin de personnes qualifiées. Les travailleurs apprennent de nouveaux gestes dans les ateliers. Les entreprises privées jouent un rôle important dans le pays.
Les petites entreprises collaborent souvent avec les grandes sociétés. Un petit atelier vend des pièces à une grande fabrique. Cette entraide crée des emplois pour la jeunesse.
Vivre et travailler dans les régions
Le projet national s’adresse à toutes les régions du pays. Il aide les villages de montagne et les villes de la côte. Les habitants participent aux choix de leur quartier.
De bonnes routes relient les villages aux grands centres. Les transports publics permettent aux familles de se déplacer facilement. Les écoles et les centres de soins ouvrent partout.
L’eau et le soleil
Les nouvelles activités consomment de l’eau et de l’électricité. La protection des ressources naturelles reste une priorité. Le soleil et le vent fournissent une énergie propre.
La Banque mondiale aide le pays dans ce domaine. Ses spécialistes travaillent sur l’eau et l’énergie propre. Ces projets respectent la nature et préparent un bon avenir.
Un travail en équipe pour réussir
Tout le monde participe à cette réussite commune. Les citoyens, les entreprises et les écoles travaillent main dans la main. Chacun apporte son aide au quotidien.
Le pays publie des bilans réguliers sur les progrès accomplis. Un document officiel présente les résultats pour les années 2024 et 2025. Ces bilans montrent le chemin parcouru.
A2 · Élémentaire
Le développement économique d’Oman vers 2040
Oman transforme son économie grâce à des plans quinquennaux, de nouvelles industries et des réseaux de transport modernes.
Une feuille de route sur vingt ans
Vision 2040 est une stratégie nationale qui guide Oman de 2021 à 2040. Ce document repose sur quatre piliers essentiels et douze priorités précises. Il fixe des buts clairs pour l’économie et la société.
Pour appliquer cette stratégie, l’État met en place une série de plans quinquennaux. Le dixième plan de développement couvre la première étape jusqu’en 2025. Le onzième plan prendra ensuite le relais à partir de 2026.
Les secteurs économiques prioritaires
L’économie d’Oman s’appuyait traditionnellement sur le pétrole et le gaz naturel. Aujourd’hui, le pays choisit de développer d’autres activités industrielles et commerciales. L’industrie manufacturière, le tourisme culturel et l’économie numérique occupent le premier rang.
D’autres branches soutiennent cette dynamique productive. Les transports maritimes, la logistique portuaire et l’agriculture moderne renforcent la sécurité alimentaire. L’énergie renouvelable contribue aussi à alimenter les nouvelles installations sans polluer.
Le dynamisme des entreprises privées
Le secteur privé doit devenir le moteur principal de la croissance nationale. Le gouvernement encourage les sociétés locales à attirer des investissements et à exporter leurs produits. Ce mouvement favorise l’ouverture vers les marchés internationaux.
Les partenariats entre petites et grandes structures deviennent très fréquents. Une grande compagnie achète des services spécialisés auprès d’un fournisseur local. Cette coopération permet aux jeunes employés d’acquérir des compétences pratiques très recherchées.
L’aménagement équilibré des gouvernorats
Le territoire omanais comprend onze gouvernorats avec des reliefs variés. Les autorités cherchent un équilibre harmonieux entre les grandes agglomérations côtières et les communautés rurales de l’intérieur. Chaque administration locale définit ses propres priorités territoriales.
Le réseau routier moderne facilite la circulation des marchandises et des personnes. Les services publics comme les cliniques et les centres d’apprentissage s’étendent dans toutes les provinces. L’occupation durable du sol protège les terres agricoles.
La gestion responsable des ressources naturelles
La multiplication des projets industriels augmente la consommation d’énergie et d’eau douce. Pour répondre à cette demande sans épuiser la nature, Oman modernise ses infrastructures techniques. La transition vers l’énergie solaire et éolienne réduit la dépendance aux combustibles fossiles.
La Banque mondiale apporte son conseil technique aux équipes ministérielles. Des accords signés en 2025 encouragent les transports propres et l’efficacité de la distribution d’eau. Ces réformes écologiques soutiennent une fabrication industrielle plus verte.
La coordination et le suivi des résultats
Les variations imprévues des cours mondiaux du pétrole représentent un risque pour les finances de l’État. Pour limiter cette vulnérabilité, les ministères et les agences publiques coordonnent soigneusement leurs dépenses. La réussite du programme dépend d’un suivi rigoureux sur le terrain.
Une unité administrative spéciale supervise l’exécution des réformes et publie des rapports détaillés. Le catalogue officiel comprend un rapport complet pour la période 2024 à 2025. Ces documents permettent de vérifier régulièrement l’avancement des projets.
B1 · Intermédiaire
Oman Vision 2040 : les piliers de la diversification économique
Entre réformes du marché du travail, essor du secteur privé et grands chantiers logistiques, le sultanat d’Oman redéfinit son modèle de croissance.
Un cadre stratégique pour dépasser la rente pétrolière
Adoptée pour guider le sultanat de 2021 à 2040, Vision 2040 articule quatre grands axes nationaux autour de douze priorités directrices. Face à l’épuisement prévisible des ressources fossiles et à l’instabilité des cours mondiaux, ce programme engage une transformation en profondeur de l’appareil productif national.
Cette vaste stratégie vise à rompre avec la dépendance exclusive aux exportations d’hydrocarbures. En élargissant l’assiette économique du pays, les décideurs publics souhaitent bâtir une prospérité plus stable, capable de financer durablement les services essentiels et les infrastructures publiques.
La mise en œuvre par étapes quinquennales
La concrétisation de ces orientations repose sur une succession ordonnée de plans de développement quinquennaux. Le dixième plan, courant de 2021 à 2025, a concentré ses efforts sur trois domaines clés : l’industrie manufacturière, le tourisme et l’économie numérique. Le onzième plan, qui débutera en 2026, consolidera ces avancées.
En parallèle, des filières d’appui stratégiques reçoivent des financements substantiels. La logistique portuaire, les réseaux de transport multimodal et la production d’énergies renouvelables complètent ce dispositif. Ces investissements ciblés améliorent la productivité globale et renforcent l’approvisionnement intérieur.
L’affirmation du secteur privé et le tissu des PME
L’un des tournants majeurs de la vision consiste à confier au secteur privé la direction de l’activité économique. L’État favorise un climat des affaires attractif pour stimuler les capitaux étrangers et moderniser les circuits commerciaux. Cette orientation dynamise les échanges avec les marchés extérieurs.
L’intégration des petites et moyennes entreprises au sein des chaînes de valeur industrielles constitue un objectif central. Grâce au soutien technique de la Banque mondiale, de nombreux contrats de sous-traitance lient désormais les artisans et fournisseurs locaux aux grands groupes industriels établis à Duqm et Sohar.
Compétences professionnelles et marché de l’emploi
Le renouveau économique exige une main-d’œuvre hautement qualifiée et polyvalente. Les autorités mettent en place des mécanismes incitatifs récompensant l’efficacité opérationnelle et le mérite individuel. L’alignement des formations scolaires et universitaires sur les besoins réels des entreprises privées progresse rapidement.
Dans son analyse économique de 2025, le Fonds monétaire international insiste sur plusieurs réformes structurelles indispensables. L’institution préconise notamment la réduction des écarts de rémunération entre administrations publiques et entreprises privées, l’élévation du taux d’activité des femmes et la valorisation des filières techniques.
Trajectoire macroéconomique et discipline budgétaire
Les statistiques publiées par le FMI témoignent d’une résilience encourageante de l’économie omanaise. En 2024, la croissance réelle du produit intérieur brut a atteint 1,6 %, soutenue par une progression remarquable de 3,3 % des activités non pétrolières. Ces chiffres confirment le bien-fondé de la politique de diversification.
Cependant, le secteur des hydrocarbures continue de peser lourdement dans les recettes fiscales et la balance extérieure. Les fluctuations brutales du baril de brut rappellent la nécessité de préserver des marges de manœuvre financières et de contenir l’endettement de l’État à des niveaux soutenables.
Équilibre territorial et suivi méthodique des réformes
La vision veille à ce que les bénéfices de la croissance ne se cantonnent pas à la capitale Mascate. Le plan soutient activement le développement décentralisé des onze gouvernorats, en améliorant la qualité des réseaux de transport collectif et la gestion des sols urbains et ruraux. Les municipalités disposent d’une plus grande latitude décisionnelle.
La mise en œuvre des réformes transversales implique une collaboration étroite entre ministères, entreprises publiques et collectivités locales. L’unité de suivi dédiée publie des inventaires réguliers de performance, dont l’édition 2024-2025 illustre le respect des engagements pris devant la nation.
B2 · Intermédiaire supérieur
La transformation structurelle d’Oman sous le prisme de Vision 2040
Face à la volatilité des marchés énergétiques, le sultanat d’Oman accélère sa transition industrielle, renforce sa solvabilité budgétaire et dynamise ses zones économiques régionales.
Une gouvernance stratégique au service de la mutation économique
Déployée sur un horizon s’étendant de 2021 à 2040, la feuille de route omanaise structure son action autour de quatre piliers institutionnels déclinés en douze priorités opérationnelles. L’ambition centrale consiste à transformer une économie historiquement rentière en un système productif compétitif, piloté par l’initiative privée et connecté aux flux commerciaux mondiaux.
Cette transition exige une coordination interministérielle sans faille pour surmonter les pesanteurs bureaucratiques. L’État redéfinit son rôle en passant du statut d’employeur de premier recours à celui de régulateur garantissant la sécurité juridique, l’attractivité des investissements directs et la transparence des marchés.
La programmation budgétaire et le calendrier des plans quinquennaux
Le pilotage des réformes s’organise selon une cadence quinquennale rigoureuse. Le dixième plan de développement, couvrant la période 2021-2025, a ciblé en priorité l’industrie manufacturière, l’économie numérique et le tourisme durable pour amorcer la diversification hors pétrole. Le onzième plan, programmé pour 2026-2030, amplifiera cette réorientation stratégique.
Le suivi quantitatif repose sur des indicateurs de rendement précis, associant volumes de production industrielle et recettes fiscales non pétrolières. Les planificateurs gouvernementaux ajustent les allocations budgétaires annuelles en fonction des résultats observés, afin d’assurer l’efficience des dépenses publiques d’équipement.
Infrastructures industrialo-portuaires et intégration des chaînes logistiques
L’essor de filières motrices telles que le transport maritime, la logistique multimodale et l’hydrogène renouvelable modifie la géographie économique du pays. La zone économique spéciale de Duqm illustre ce basculement vers l’océan Indien, avec des aménagements portuaires de classe internationale et des complexes de raffinage pétrochimique.
La Banque mondiale et l’Agence multilatérale de garantie des investissements ont apporté des garanties financières déterminantes pour sécuriser les prêts bancaires finançant les infrastructures auxiliaires du port de Duqm. Ces investissements massifs favorisent l’émergence d’un réseau dense de sous-traitants locaux autour des grands donneurs d’ordre industriels.
Restructuration du marché du travail et capital humain
Pour pérenniser son expansion, le secteur privé requiert des compétences professionnelles pointues. Vision 2040 promeut un système d’incitations salariales fondé sur la productivité individuelle et l’efficacité opérationnelle. Cette modernisation vise à rompre avec l’attraction disproportionnée exercée par la fonction publique sur les jeunes diplômés.
Dans son rapport de mission publié en janvier 2026, le FMI formule des recommandations explicites pour corriger les rigidités structurelles. L’institution internationale préconise de réduire l’écart salarial entre secteur public et secteur privé, de dynamiser l’accès des femmes au marché de l’emploi et de moderniser les filières d’enseignement technique.
Consolidation budgétaire et désendettement souverain
Les performances macroéconomiques récentes valident la pertinence de l’assainissement financier. Selon les conclusions du FMI, Oman a enregistré une croissance réelle du PIB de 1,6 % en 2024, tandis que les secteurs non hydrocarbures progressaient de 3,3 %. Pour 2025, les projections tablent sur une accélération globale à 2,8 % et une hausse hors pétrole de 3,5 %.
Grâce à une gestion rigoureuse des surplus financiers, la dette de l’administration centrale a été ramenée à 36,1 % du PIB à la fin de septembre 2025. Cette amélioration substantielle renforce la résilience du sultanat face aux chocs exogènes sur le cours mondial du baril et consolide la crédibilité financière du pays.
Aménagement territorial décentralisé et reddition des comptes
La politique territoriale poursuit un rééquilibrage équitable entre les gouvernorats afin de valoriser les vocations économiques régionales. Les accords techniques avec la Banque mondiale soutiennent des réseaux de transport collectifs propres, une meilleure gestion des ressources hydriques et une utilisation rationnelle du foncier urbain et agricole.
Le dispositif institutionnel accorde une place centrale à l’évaluation transparente des politiques publiques. L’unité de suivi de Vision 2040 publie un rapport d’étape annuel exhaustif, dont le volume 2024-2025 analyse les réussites et les retards constatés. Ce contrôle méthodologique garantit l’alignement des actions ministérielles avec les objectifs nationaux.
C1 · Avancé
La mue économique d’Oman à l’épreuve des équilibres mondiaux
Entre désendettement souverain, diversification industrielle et réformes de l’emploi, le sultanat d’Oman redéfinit sa stratégie d’insertion internationale à l’horizon 2040.
La reconfiguration du pacte économique omanais
Lancé sur une trajectoire de vingt ans couvrant la période 2021 à 2040, le programme Vision 2040 ambitionne d’affranchir l’économie omanaise de la rente pétrolière en orchestrant une refonte intégrale de son tissu entrepreneurial. En 2024, les statistiques économiques validées par les institutions multilatérales ont mesuré une croissance réelle du PIB de 1,6 %, mais celle du secteur non pétrolier a atteint 3,3 %, confirmant une dynamique endogène appréciable.
Cette réorientation implique un désengagement progressif de l’État de son rôle historique de pourvoyeur d’emplois administratifs, au profit d’un secteur privé capable de stimuler l’innovation et de conquérir des marchés étrangers. Pour réussir cette transition, les décideurs politiques doivent transformer en profondeur le système éducatif et attirer des capitaux internationaux à forte valeur ajoutée.
La cadence des plans quinquennaux et les perspectives macroéconomiques
L’opérationnalisation de cette stratégie s’articule en cycles de cinq ans. Le dixième plan de développement pour 2021 à 2025 a concentré ses crédits budgétaires sur des créneaux ciblés comme les manufactures spécialisées, le tourisme et l’économie numérique. Le onzième plan, qui entrera en vigueur en 2026 pour cinq années supplémentaires, aura pour mission de consolider ces filières et d’élargir les capacités logistiques du pays.
Les prévisions du Fonds monétaire international pour 2025 anticipent une accélération de la croissance globale à 2,8 %, complétée par une progression de 3,5 % des activités hors hydrocarbures. Cette projection reflète l’impact positif des investissements dans les énergies décarbonées, l’agroalimentaire et les réseaux de transport maritime.
L’essor du complexe de Duqm et les réseaux de sous-traitance
L’aménagement de la zone économique spéciale de Duqm matérialise l’ambition maritime d’Oman sur les routes commerciales de l’océan Indien. Doté de terminaux conteneurs en eau profonde, d’une raffinerie majeure et de parcs industriels, ce complexe portuaire bénéficie de garanties de l’Agence multilatérale de garantie des investissements pour sécuriser les financements d’infrastructures auxiliaires.
Le partenariat technique noué avec la Banque mondiale vise à optimiser l’écosystème entrepreneurial autour de ces infrastructures lourdes. Les autorités encouragent activement les contrats d’approvisionnement et de sous-traitance entre les conglomérats internationaux et les petites et moyennes entreprises omanaises, favorisant ainsi une diffusion continue des technologies.
L’équation complexe de l’emploi national et des compétences
La modernisation du marché du travail constitue l’un des défis les plus délicats de la trajectoire omanaise. Le programme national préconise l’instauration de grilles salariales incitatives, directement indexées sur la productivité et la performance individuelle. Cette démarche vise à encourager les jeunes générations à s’orienter vers le secteur privé plutôt que d’attendre un poste dans la bureaucratie.
Le rapport du FMI publié au début de l’année 2026 identifie plusieurs réformes prioritaires indispensables : résorber l’écart de rémunération entre le secteur public et le secteur privé, élargir la participation active des femmes au marché de l’emploi et moderniser les filières d’apprentissage technique pour répondre aux exigences des industries émergentes.
Discipline budgétaire et gestion de la dette publique
L’assainissement des finances publiques a constitué la priorité majeure des dernières années. Selon les relevés du personnel du FMI, le ratio d’endettement de l’administration centrale a été ramené à 36,1 % du PIB à la fin de septembre 2025. Cette diminution spectaculaire confère à Mascate un précieux coussin de sécurité financière.
Néanmoins, les experts du FMI recommandent de consolider les cadres budgétaires pluriannuels et d’optimiser la gestion des investissements publics. En effet, l’exposition structurelle aux cours volatils du brut demeure un facteur d’incertitude majeur pour l’équilibre des comptes extérieurs et le solde des finances publiques.
Cohésion territoriale et rigueur de l’évaluation publique
Pour éviter une polarisation excessive des richesses autour de la zone métropolitaine de la capitale, la politique régionale promeut un aménagement équilibré des onze gouvernorats. Le déploiement d’infrastructures de transport collectif, la préservation des sols et la gestion rigoureuse de l’eau font l’objet de coopérations étroites avec la Banque mondiale.
L’institutionnalisation de l’évaluation publique renforce la crédibilité de la démarche réformatrice. L’unité de suivi de Vision 2040 publie périodiquement un catalogue exhaustif de rapports de mise en œuvre, dont l’opus 2024-2025 dresse un inventaire sans concession des objectifs atteints et des chantiers encore en gestation.
C2 · Maîtrise
L’impératif post-pétrolier : analyse de la trajectoire structurelle d’Oman vers 2040
Entre consolidation budgétaire, essor des zones franches maritimes et refonte du modèle social, le sultanat d’Oman orchestre sa mutation face aux aléas de la conjoncture énergétique internationale.
La genèse d’un nouveau modèle de développement souverain
Inscrite dans un horizon pluriannuel s’étendant de 2021 à 2040, la démarche prospective d’Oman répond à l’impératif existentiel d’émanciper l’appareil productif de la rente extractive. En 2024, le FMI constatait une croissance globale du PIB de 1,6 %, mais relevait une progression de 3,3 % au sein des branches non hydrocarbures, signalant l’amorce tangible d’un découplage économique.
Cette mutation implique de repositionner l’État comme architecte stratégique et régulateur, tandis que le secteur privé assume le leadership des activités créatrices de valeur. La mobilisation du capital humain national et l’amélioration de la productivité constituent le pivot de cette réorientation destinée à intégrer Oman dans les réseaux d’échanges mondiaux.
L’étalonnage des plans quinquennaux et les anticipations macroéconomiques
Le découpage séquentiel en plans quinquennaux garantit une adaptation pragmatique des politiques publiques aux aléas de la conjoncture. Le dixième plan de développement pour 2021 à 2025 a privilégié la fabrication industrielle, le tourisme et l’économie numérique, jetant les bases structurelles du futur plan quinquennal prévu de 2026 à 2030.
Les projections établies par le FMI pour 2025 anticipent une accélération de la croissance réelle du PIB à 2,8 %, avec une hausse de 3,5 % du secteur non pétrolier. Cet horizon macroéconomique reflète la matérialisation progressive des réformes industrielles et la montée en puissance des capacités d’exportation manufacturières.
Pôles logistiques maritimes et intégration des filières productives
La position géostratégique d’Oman sur les routes de l’océan Indien confère une importance névralgique au pôle maritime et industriel de Duqm. Bénéficiant de garanties financières accordées par l’Agence multilatérale de garantie des investissements, le développement des infrastructures portuaires auxiliaires consolide l’attractivité des zones franches auprès des investisseurs internationaux.
Parallèlement, la coopération établie avec la Banque mondiale soutient l’optimisation des chaînes logistiques, des énergies décarbonées et des industries vertes. L’enjeu majeur réside dans la densification des liens commerciaux entre les grands conglomérats implantés dans les zones économiques spéciales et les sous-traitants nationaux, stimulant ainsi la valeur ajoutée locale.
La recomposition du marché de l’emploi et des compétences nationales
La pérennité de la transformation omanaise dépend de la capacité du marché de l’emploi à absorber une jeunesse hautement instruite. Vision 2040 préconise une politique de rémunération fondée sur le rendement et l’efficacité, condition indispensable pour atténuer la dichotomie persistante entre le statut de fonctionnaire et les carrières du secteur privé.
Le diagnostic formulé par le FMI en 2026 souligne l’urgence de réformes d’envergure : combler le différentiel de rémunération public-privé, lever les obstacles structurels entravant l’activité professionnelle des femmes et adapter les cursus de formation technique aux standards technologiques internationaux.
Discipline budgétaire, scénarios de crise et gestion des risques de trésorerie
Les efforts vigoureux d’assainissement budgétaire ont permis de réduire l’endettement de l’administration centrale à 36,1 % du PIB à la fin de septembre 2025. Cette trajectoire vertueuse de désendettement souverain procure au sultanat une marge de manœuvre substantielle pour affronter la volatilité inhérente aux cours des matières premières énergétiques.
Néanmoins, les modélisations prévisionnelles du FMI, notamment la simulation conditionnelle d’une baisse temporaire des cours pétroliers détaillée dans l’annexe V de son rapport, mettent en lumière la vulnérabilité persistante des comptes publics. Face à ces risques de trésorerie, le renforcement de la gestion des investissements publics constitue un amortisseur fondamental.
Équilibre polycentrique des territoires et exigence d’imputabilité publique
Le modèle de développement territorial d’Oman récuse la concentration disproportionnée des activités dans la seule métropole de Mascate. En partenariat avec la Banque mondiale, les autorités soutiennent un schéma polycentrique valorisant les spécificités des gouvernorats, depuis l’accès aux transports collectifs jusqu’à l’exploitation durable de l’eau douce et des sols.
La crédibilité de cette entreprise réformatrice repose sur une culture rigoureuse de la reddition des comptes. L’unité de suivi de Vision 2040 consigne l’évolution des chantiers dans un catalogue exhaustif de publications, dont le rapport 2024-2025 constitue un instrument documentaire incontournable pour jauger la réalité des transformations à l’œuvre.
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Combien de grands axes nationaux sont articulés dans Vision 2040 ?
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En quoi l’ambition centrale consiste-t-elle pour l’économie historiquement rentière d’Oman ?
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De quoi le programme Vision 2040 ambitionne-t-il d’affranchir l’économie omanaise ?
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À quel impératif existentiel la démarche prospective d’Oman répond-elle ?
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