The video owner has disabled playback on external websites.
This video is no longer available on YouTube.
This video cannot be played right now.
Watch on YouTube
Desbloquea herramientas de aprendizaje con IA
Regístrate para acceder a herramientas potentes que te ayudan a aprender más rápido con cada video.
Do photons really exist ? 🟡
Estadísticas de aprendizaje
Nivel MCER
Dificultad
Subtítulos (404 segmentos)
Les photons existent-ils vraiment ? Faudrait-il carrément interdire l’usage du mot « photon »
? C’est en tout cas ce que pense le très respectable physicien Willis Lamb, qui dans
un article violemment intitulé « Anti-photon », affirme carrément : « Les photons ça n’existe
pas », « le concept de photon n’a pas de justification scientifique ».
Et Willis Lamb, c’est quand même pas n’importe qui. Il a eu le prix Nobel en 1955 précisément
pour des travaux fondateurs sur le comportement quantique du rayonnement électromagnétique.
Donc il sait un peu de quoi il parle. Pourquoi tant de haine envers le photon ?
Pourtant, on a tous appris que le photon, c’est une particule élémentaire, au même
titre que l’électron, et que la lumière est composée de photons. Donc ça doit bien
exister, non ? Eh bien oui, mais vous allez voir que ça ne ressemble pas franchement
à une petite boule d’énergie qui se déplace.
[jingle]
Pour comprendre comment on en est arrivés à parler de photons, un peu d’histoire.
Dans l’antiquité, des savants comme Euclide ou Ptolémée avaient déjà modélisé la
lumière comme étant formée de rayons.
Et autour de l’an 1000, ce furent les savants arabes qui poursuivirent les efforts de compréhension,
et notamment Al Hazen qui formalisa la première théorie moderne de l’optique.
[SNELL Plus tard au XVIIe siècle en Europe, Snell et Descartes publièrent les lois de
la réflexion et de la réfraction. Celles que l’on apprend au lycée et qui fondent
toute l’optique géométrique, toujours autour du concept de rayon lumineux.]
Mais vers la fin du XVIIe, certains ont voulu pousser plus loin et essayer de comprendre
de quoi pouvaient bien être composés ces rayons lumineux. Et deux théories se sont
affrontées.
[NEWTON/HUYGENS D’un côté celle d’Isaac Newton, qui imaginait les rayons lumineux
comme faits de petits corpuscules, des petites particules de lumière qui se déplaceraient
à une certaine vitesse. Et de l’autre côté, celle de Christian Huygens — alors oui je
sais, on prononce — Huygens, donc qui pensait que la lumière était en fait
une onde qui se propage, comme des vagues à la surface de l’eau.
Et précisons qu’à cette époque, on avait déjà une estimation assez bonne de la vitesse
de la lumière, grâce à Ole Rœmer qui en observant les lunes de Jupiter l’avait estimée
à 220 000 km/s.]
Alors la lumière, onde ou particule ? Eh bien le débat a fait rage pendant presque
un siècle entre les partisans de Newton-particules et ceux de Huygens-onde. Avant qu’en 1802,
Thomas Young ne vienne siffler la fin de la récréation, et mettre tout le monde d’accord
avec ses expériences de diffraction et d’interférences.
[YOUNG Généralement, on parle de l’expérience de la double fente de Young, même s’il
est vraisemblable qu’il ait fait quelque chose d’un peu différent. Mais le résultat
est le même, il a démontré que la lumière pouvait donner lieu à des interférences,
comme des ondes à la surface de l’eau. Ce qui a donné, a posteriori, raison à Huygens,
et tort à Newton.]
Soixante ans plus tard, en 1864, Maxwell en rajoute une couche en publiant ses fameuses
équations sur la théorie électromagnétique. Or ces équations impliquent l’existence
d’ondes électromagnétiques, dont Maxwell soupçonne qu’elles sont de même nature
que les ondes lumineuses.
Et il avait raison. En 1887, Heinrich Hertz prouve expérimentalement que ces ondes électromagnétiques
existent bel et bien. Et à ce stade l’idée de particules de lumière est vraiment morte
et enterrée. Absolument tout, montre que la lumière est véritablement une onde. Jusqu’en
1905 et un certain…Albert Einstein.
A cette époque, Einstein s’intéresse, en autres, à l’effet photo-électrique,
et en propose une interprétation audacieuse, qui semble ressusciter la théorie corpusculaire
de Newton. Voyons d’abord ce qu’est cet effet photo-électrique.
[PHOTOELECTRIQUE Imaginez que vous ayez un morceau de métal, que vous illuminez avec
une lampe. Imaginons que cette lampe ait deux réglages : un pour la puissance, et un pour
la fréquence de la lumière, sa couleur si vous voulez.
Et le but de l’expérience, c’est de balancer de la lumière sur le métal dans le but de
lui arracher des électrons. On imagine qu’on a un petit détecteur à électrons au-dessus
qui nous dit s’il y en a qui ont effectivement été expulsés du métal.
Intuitivement, on se dit que pour arracher des électrons, il suffit de taper suffisamment
fort. Donc on monte la puissance de la lampe. Mais là, rien ne se passe rien, aussi puissante
que soit la lampe, aucun électron n’est arraché au métal.
Par contre, de façon étonnante, en jouant sur la fréquence, en l’augmentant, on se
rend compte qu’au delà d’un certain seuil on arrive à arracher des électrons.]
Et si on admet que la lumière est juste une onde, c’est assez contre-intuitif. Si je
veux vous éclater les tympans avec du son, et que j’ai le choix de jouer sur la fréquence
et sur la puissance…je vais clairement mettre le son à fond, peu importe la fréquence
finalement.
Alors pourquoi, pour arracher des électrons, monter la puissance de la lampe ne marche
pas. Pourquoi est-ce qu’il faut franchir d’abord un seuil minimum de fréquence ?
[PHOTONS Eh bien Einstein a son idée sur la question : il propose que la lumière se
comporte comme si elle était faite de particules, les photons, et que l’énergie E de chaque
photon soit proportionnelle à sa fréquence f. Et la constante de proportionnalité étant
h, la fameuse constante de Planck, introduite quelques années plus tôt.
Avec cette interprétation, pour éjecter un électron du métal, il faut qu’il se
fasse taper dedans par un photon suffisamment énergétique, donc de fréquence suffisamment
élevée. Et si ça n’est pas le cas, peu importe la quantité de photons qu’on balance,
ça ne fera pas bouger les électrons.]
Vous le savez peut-être, cette idée d’Einstein a été un des concepts clés dans la construction
de la mécanique quantique. Et son interprétation prouve manifestement que Newton avait finalement
un peu raison : la lumière serait, d’une façon ou d’une autre, quand même faite
de particules.
[CONSTITUANTS Mais est-ce que c’est vraiment le cas ? Si j’ai une source de lumière
Subtítulos completos disponibles en el reproductor
Practica con ejercicios
Genera ejercicios de vocabulario, gramática y comprensión de este video
Comentarios (0)
Inicia Sesión para ComentarRegístrate para desbloquear todas las funciones
Sigue tu progreso, guarda vocabulario y practica con ejercicios
Modo interactivo
Cuestionario
Respuesta correcta:
Vídeos relacionados
HOW DOES A VOLCANO ERUPTATE? - Jamy's Essentials | Lumni
Pas de bégonias pour le cave
Ernesto propose "haagrah" dans Des Chiffres et Des Lettres | Carrément Craignos de Jean-Pascal Zadi
George Clooney Presents Best Picture – Drama | 83rd Annual Golden Globes
"Le Bureau des Légendes"crédible? L'analyse d'un ex-agent de la DGSE
ScienceEtonnante
Cuestionario
Respuesta correcta:
Los quizzes aparecen mientras ves el video
Truco para recordar
De este video
Aprende idiomas gratis