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5 idées reçues sur l'Egypte antique - Nota Bene
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Untertitel (370 Segmente)
Mes chers camarades, bien le bonjour ! Ah, l’Égypte ancienne…le berceau de la
bullshiterie et des théories extraterrestres ! C’est pour ça qu’on l’aime non ? On
aurait jamais eu Stargate dans les égyptiens alors ils méritent notre respect...Bref ! Cette
civilisation est tellement fascinante qu’elle a donné lieu à un nombre incalculable de
légendes depuis l’Antiquité. Justement, dans cette vidéo, on va s’attaquer à cinq
de ces idées reçues, dont certaines flirtent parfois avec la théorie du complot…Allez,
c’est parti ! On commence avec du lourd puisqu’il s’agit
d’une théorie qui affirme que les Anciens Égyptiens maîtrisaient… l’électricité
! La preuve ? Une fresque qui représente des ampoules ! Et si c’est gravé dans la
roche comme dirait un grand poète, c’est que ça doit être vrai.
Direction le sud de l’Égypte, et plus précisément le village de Dendéra, où se situe l’un
des plus célèbres temples dédiés à la déesse Hathor. La zone où se situe le temple
a livré des vestiges archéologiques très anciens, mais le monument qui nous intéresse
et qui est encore visible aujourd’hui date de la période dite « ptolémaïque », qui
débute à la mort d’Alexandre le Grand en ‑323. Le temple est donc un monument
récent à l’échelle de l’histoire égyptienne puisqu’il fut construit au Ier siècle av.
J.C. et rénové à plusieurs reprises par les empereurs romains comme Auguste ou Tibère
par exemple. La déesse Hathor, à qui est dédié le temple,
est la déesse de la maternité par excellence. Liée à l’amour et à la joie, elle est
considérée comme la nourrice divine du pharaon. Hathor est généralement représentée sous
la forme d’une vache ou comme une femme portant des cornes sur la tête et, parfois,
des oreilles de vache. Il s’agit de l’une des divinités les
plus anciennes du panthéon égyptien, et, à tort ou à raison,elle se confond au fil
de l’histoire avec Isis, notamment à cause de leur rôle de mères divines et de déesses
liées à la famille. Au total, le temple de Dendéra comprend 11
cryptes qui étaient, à l’époque, fermées par de lourds blocs de pierre pour en cacher
l’entrée. Seuls les prêtres étaient autorisés à y accéder, et ils y entreposaient probablement
des objets et des reliques utilisés durant les rituels et les fêtes religieuses. Chaque
crypte comprenait plusieurs salles dont chacune était décorée d’une thématique propre
liée à une divinité en particulier : Hathor, Isis, Osiris, etc.
Les soi-disant « ampoules » qui font tant parler d’elles se trouvent dans la crypte
sud n°1, une étroite pièce d’environ 27m de long pour 1m de large et plus de 2m30
de haut. C’est la crypte la mieux conservée du temple, et sa décoration est consacrée
à la déesse Hathor ainsi qu’à son fils, Harsomtous : un dieu-enfant dont la nature
nourricière est notamment liée à la fertilité des sols et à la régénération des cultures
chaque année. Sur l’une des parois de la crypte sont figurés
deux personnages tenant dans leurs bras de longs tubes dans lesquels se tortille un serpent.
Ce sont justement ces objets un peu bizarres qui ont été comparés à des ampoules et
qui font dire à certains que les Égyptiens maîtrisaient une technologie très avancée
pour l’époque. Cela est même parfois brandi comme la preuve
d’une intelligence extraterrestre au service des Anciens Égyptiens… Y en a qui n’ont
clairement pas la lumière à tous les étages… Mais alors, si ce ne sont pas des ampoules,
que représentent ces formes étranges ? Il s’agit en fait d’un assemblage de plusieurs
éléments symboliques que l’on retrouve depuis le début de l’histoire égyptienne.
Le serpent, par exemple, est un animal qui, malgré sa dangerosité, est lié à la fécondité
et à la régénération. On le retrouve en effet dans la mythologie égyptienne comme
l’une des premières créatures à avoir émergé du néant originel au moment de la
Création du monde. Le dieu Harsomtous, le fils d’Hathor, est d’ailleurs lui-même
parfois représenté comme un serpent. Le deuxième symbole majeur, que l’on aperçoit
à la base des longs tubes, est la fleur de lotus. Cette fleur est également associée
à la Création, car d’après les Anciens Égyptiens, le soleil serait apparu pour la
première fois sur un lotus. La fleur de lotus est donc un symbole de renaissance, de même
que le soleil réapparaît chaque matin à l’horizon après son voyage nocturne.
Les autres éléments symboliques sont les figures qui servent de support aux soi-disant
ampoules. Celle de gauche est comme soulevée par un petit personnage aux bras levés. Il
s’agit de la représentation du dieu Héh, divinité à forme humaine associée à l’éternité
et à la répétition du temps. Dans l’écriture hiéroglyphique, l’image de ce dieu sert
d’ailleurs à écrire le mot héh, qui signifie « million », que les Égyptiens utilisaient
entre autres pour signifier l’éternité, l’infini.
C’est pour cette raison que certains pharaons se font bâtir ce que l’on appelle des « temples
de millions d’années », c’est‑à‑dire des monuments destinés à perdurer pour l’éternité
et à faire vivre la mémoire du roi pour toujours.
Le réceptacle de droite, pour sa part, est appuyée sur un pilier dont le nom égyptien,
djéd, renvoie à la stabilité, à la durabilité.
ça tombe bien pour un pilier…
Ce pilier est identifié au cours de l’histoire à la colonne vertébrale du dieu Osiris et
à celle de tous les défunts. Il s’agit donc d’un symbole renvoyant à la stabilité
de la monarchie pharaonique et à la régénération perpétuelle de toute vie.
En résumé, ces images n’ont rien à voir avec de quelconques ampoules ou objets électriques.
Ce sont simplement des concentrations de symboles anciens liés à la Création du monde, à
sa stabilité et à sa durée que les Anciens Égyptiens espéraient éternelle. Le culte
rendu aux dieux était d’ailleurs l’un des moyens d’assurer cette pérennité,
et il n’est donc pas absurde de retrouver ce genre d’image dans l’une des parties
les plus importantes du temple d’un point de vue théologique.
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