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L'Indochine : de la conquête à la colonisation française (1847-1939) - Partie 1
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Cet épisode a été réalisé avec le concours de l'ECPAD.
Mes chers camarades, bien le bonjour ! On a fait des épisodes sur les guerres les plus sanglantes, les plus célèbres, les
plus épiques. Alors, pourquoi pas les guerres méconnues ? Sauf qu’en vrai c’est un petit peu chaud, parce que par définition,
si elles sont peu connues, c’est parce qu’on a pas ou peu de sources pour en parler…
Mais pas toujours ! Au moment où j’enregistre cet épisode, c’est les 70 ans de la Guerre
d’Indochine. Ce conflit, 1) il est plutôt récent ; 2) il a engagé la France ; et 3) il touche à la
colonisation, une question polémique, qui fait beaucoup parler. Alors avec tout ça, pourquoi est-ce
que j’ai l’impression que la Guerre d’Indochine, on n’en parle jamais ? Pourquoi elle rentre dans la
liste des guerres méconnues, ou en tout cas moins connues, que par exemple la Guerre d’Algérie ?
Je trouve ça assez dommage, parce que en fait son histoire, elle est très, très riche. Tellement riche,
que je vais pas faire un, ni deux, mais bien trois épisodes pour en parler : d’abord ses
origines, c'est ce qu'on va faire aujourd'hui ; puis la guerre elle-même ; et enfin, ses conséquences. Mais tout d’abord,
quand on dit “Indochine”, de quoi on parle exactement ? La péninsule indochinoise est une large bande de terre,
occupée par de nombreux pays. Sa géographie est très diverse, avec
95 % de montagnes couvertes de jungles, et des fleuves qui la parcourent et la
connectent avec les grandes puissances voisines. À commencer, évidemment, par l’Inde et la Chine,
mais on n’oublie pas les autres voisins, comme les Philippines, la Malaisie, et l’Indonésie.
Toutes ces influences culturelles très différentes ont donc façonné
autant de “petits” pays. Au 19e siècle, il existe quatre principaux peuples :
les Birmans tout à l’ouest, aux royaumes d'Ava ; les Siamois, juste à côté, avec le puissant
royaume de Siam (l'actuelle Thaïlande) ; les Khmers, un peu plus à l’Est,
d'ailleurs réduits au petit royaume du Cambodge, tributaire du royaume de Siam ;
et enfin les Vietnamiens, avec un royaume tout à l’est, le Đại Nam.
Tout ça forme donc une zone entre l’Inde et la Chine, avec des pays indianisés,
et le Vietnam qui est sinisé, c'est à dire plus proche de l'influence de la Chine. C’est surtout un carrefour commercial de l’Asie du Sud-Est. Ce
sont aussi des marches pour les grandes puissances voisines. Et les Vietnamiens du Đại Nam par exemple,
sont tributaires de la Chine qui est alors la super-puissance régionale.
Rien d’étonnant : certes l’impérialisme chinois est très tourné sur soi, très centré sur une
personne, l’Empereur, et sur une capitale, Pékin. Mais ça ne l’empêche pas, depuis des siècles,
de rayonner sur tous les pays aux alentours, avec quand même quelques petites subtilités…
Par exemple, le royaume du Đại Nam est constitué de trois provinces. Mais seules les deux plus nordiques,
le Tonkin et l’Annam, sont considérées comme sinisées, donc civilisées, grâce à l’influence culturelle de Pékin. À l’inverse,
la troisième province de Cochinchine, trop au sud, est perçue comme une terre inculte et barbare.
C’est seulement en 1802 que la dynastie des Nguyễn est montée sur le trône du Đại Nam, s’installant
dans la capitale centrale de Huê. Ce sont leurs ancêtres qui du 17e au 18e siècle ont pris la Cochinchine,
avant cambodgienne et ensuite intégrée au royaume vietnamien précédent, celui du Đại Viêt.
Suite à une grande guerre civile, les princes du Sud, les Nguyễn,
vont s’emparer du pouvoir en se faisant aider, sous Louis XVI, par des ingénieurs et des
officiers de Marine français. D’ailleurs, ce sont des ingénieurs qui fortifient Huê,
avec une citadelle “façon Vauban”. En effet, depuis le 17e siècle, les Occidentaux,
missionnaires catholiques et marchands, se font de plus en plus remarquer dans la région.
Mais plusieurs subtilités de l’échiquier politique leur échappent,
et ça va leur jouer des tours. Eux, ils sont là pour les épices, l’or, les soieries,
pour l’Inde et la Chine, et ils se fichent un petit peu du reste. La preuve avec le nom
“Indo-chine” : la zone entre l’Inde et la Chine. Ça fait un peu foutage de gueule…
Au 19e siècle, les Britanniques lancent une formidable poussée
de tous les côtés : d’abord ils consolident leurs positions indiennes en attaquant la Birmanie,
puis se lancent dans la Première Guerre de l’opium contre la Chine. Leurs victoires
donnent beaucoup d’avantage aux marchands occidentaux. Les traités de Nankin en 1842,
puis de Wangxia en 1843 ouvrent de force l’Inde et la Chine au commerce international.
Les Britanniques obtiennent même toute l’île de Hong Kong rien que pour eux !
Après ça, pas question que la France reste sur le côté de la scène : on veut les mêmes avantages,
et on rêve même d’une présence française renforcée, avec sa “Hong Kong” à elle.
Dès 1843, l’ambassadeur Théodose de Lagrené est envoyé en Chine,
pour réclamer cette concession. Au passage, il demande aussi à ce que les missionnaires
catholiques ne soient plus persécutés car ils sont bien utiles comme agents de la France.
Sur ce dernier point, c’est ok, et on signe même en 1844 un accord,
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