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The secret behind Michel Audiard's iconic lines
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سطح CEFR
سختی
زیرنویسها (428 بخشها)
Eh, vous connaissez le prénom du marquis de Sade ?
— Comment tu veux que je me rappelle, moi ?
Bon, penchons nous d’abord sur "Les Tontons Flingueurs", le 8ème film de Georges Lautner,
pour tenter de comprendre comment on écrit des dialogues cultes !
— Vous avez sorti le vitriol ?
Nous sommes en 1963...
Le nouveau franc redevient le franc,
un petit groupe de Liverpool sort son premier album,
le président des Etats-Unis a fait Allemand LV1...
Mais le 22 novembre, soit 5 jours avant la sortie des Tontons, le président des Etats-Unis se fait…
[bam bam]
"Les Tontons Flingueurs", c’est l’histoire de Fernand,
un ancien malfrat reconverti en vendeur de tracteurs dans le Tarn-et-Garonne.
Seulement voilà, son vieil ami Louis, dit « le Mexicain » s’apprête à passer l’arme à gauche.
— Je suis revenu pour caner ici.
Avant de mourir, il confie à Fernand ses affaires crapuleuses
et lui demande surtout de veiller sur sa fille Patricia qui ignore tout de ses activités.
— Vous êtes bien l’oncle Fernand ?
Les différents lieutenants du parrain disparu
accueillent très mal la nouvelle et Fernand va devoir, bien malgré lui,
faire face à une guerre de succession.
— Les chacals se disputent l'Empire.
Cette intrigue, somme toute assez classique, sert surtout de toile de fond
à de succulentes joutes oratoires, parsemées de répliques inoubliables.
— Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.
Mais, avant de nous pencher en détails sur la question des dialogues,
prenons le temps, si vous le voulez bien, de détailler le contexte...
— C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases...
Dans le rôle principal, Lino Ventura ne sort pas de nulle part.
Catcheur de formation, il débute sa carrière cinématographique dix ans plus tôt
grâce à Jacques Becker qui le choisit pour donner la réplique
à Jean Gabin dans "Touchez pas au Grisbi".
— Tu m’entends bien ?
Le film est adapté d’un roman d’Albert Simonin,
le premier de sa trilogie du Grisbi, qui participe au début des années 50
à populariser une nouvelle collection de Gallimard consacrée au polar,
la Série Noire.
Née en France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale,
la Série Noire est facilement reconnaissable dans les rayons des librairies à ses couvertures…
ben... noires.
On y trouve la crème du roman policier, notamment américain,
qui fait la part belle aux meurtres, à l’alcool et à la prostitution.
Parallèlement, outre-Atlantique, cette même littérature dite « hard-boiled »
nourrit le cinéma hollywoodien qui voit apparaître le FILM NOIR.
Ce genre à part se caractérise par ses thèmes de polar ténébreux, traversés par une poignée
d’archétypes, comme le détective privé, l’homme persécuté
ou la femme fatale.
Le style visuel du film noir est très marqué, fait de clairs-obscurs et de contre-plongées,
notamment inspirés du cinéma expressionniste allemand.
Mais le film noir est aussi, dans sa morale, un héritier indirect du réalisme poétique
français des années 30, et en particulier de films avec Jean Gabin,
qui faisaient déjà des voyous et des criminels des figures romantiques ou tragiques...
— Vous voyez, il est comme vous, il a un œil gai
et l'autre qui est un tout petit peu triste.
Après avoir fait les beaux jours d’Hollywood pendant une vingtaine d’années,
le film noir connaît avec "La Soif du mal" l’un de ses derniers chefs-d’œuvre,
puis finit par se dissoudre dans le genre plus large du film de gangsters.
Dans les années 60, tandis que le Nouvel Hollywood pulvérise les codes du genre,
les truands à l’ancienne font désormais partie des meubles,
à l’image, en France, de Jean Gabin, qui, à cinquante ans, s’est fait ravir la place
de jeune premier.
— Je vois que tu m’as réservé le beau rôle ! — Dis-toi bien que, quand j’avais l’âge
de jouer ce rôle là, je travaillais seul.
Gabin est devenu un vieux de la vieille, qui va se réinventer en patriarche bourru,
souvent porté sur la bouteille, autant que sur la torgnole...
— Et ce n’est qu’un coup de semonce !
Le dialoguiste Michel Audiard est le principal artisan de cette métamorphose.
Entre 1955 et 1963, Jean Gabin et lui collaboreront sur pas moins de seize longs-métrages.
Parmi ceux-ci, on trouve une nouvelle adaptation d’un roman de Simonin,
"Le Cave se rebiffe", deuxième volet de sa trilogie du Grisbi.
Gabin y incarne le chef d’une bande de bras cassés lancés dans une affaire de fausse monnaie.
— Je suis positivement enchanté ! — Moi aussi, tout le monde est enchanté. Alors...
Le film marque un tournant puisque, bien que toujours tiré d’un roman de la Série Noire,
on glisse, ici, davantage vers la comédie...
— Ça court les rues, les grands cons.
— Oui, mais celui-là c’est un gabarit exceptionnel,
si la connerie se mesurait il servirait de mètre étalon.
Cette évolution de ton est principalement dûe aux dialogues d’Audiard,
qui a acquis sa renommée en traitant avec légèreté et dérision les sujets les plus sérieux,
qu’il s’agisse du crime organisé, de l'alcoolisme
ou de la Seconde Guerre Mondiale.
— Je croyais que nous devions dîner tous les deux...
Le Cave se rebiffe est un nouveau succès pour Michel Audiard,
qui envisage alors d’adapter le dernier roman issu de la trilogie de Simonin,
"Grisbi or not Grisbi".
C’est ce troisième opus qui deviendra au cinéma… "Les Tontons flingueurs".
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