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B1 Intermediário Francês 18:05 Educational

VALERIAN - CRITIQUE

Victor B. · 477,574 visualizações · Adicionado há 3 semanas

Estatísticas de aprendizado

B1

Nível CEFR

5/10

Dificuldade

Legendas (375 segmentos)

00:02

Arrivé à la fin du film

00:04

J'ai senti un truc sur ma joue, je me suis demandé ce que c'était

00:09

Et je me suis rendu compte que j'étais en train de pleurer

00:11

d'admiration devant Lucy

00:14

Critiquer un film de Luc Besson

00:16

c'est une énorme galère. C'est une phrase que je dis tout le temps,

00:18

c'est devenu vachement galvaudé à la longue, mais là c'est le cas :

00:20

rarement un réalisateur français n'a été autant un catalyseur de haine que Luc Besson.

00:24

On ne sait pas trop quand ça a démarré, en vrai c'est assez flou.

00:26

Il y en a qui disent que c'est depuis "Le 5ème élément", d'autres depuis "Jeanne d'Arc"

00:28

ou certains au milieu, à partir du moment où il s'est mis à écrire des films au contenu pauvre mais efficace

00:32

comme "Taxi" en 1998. Perso, je vais pas vous mentir j'ai du mal à m'y retrouver dans la haine des autres

00:35

donc on va dire que c'est environ par là.

00:37

Depuis ça il est devenu une sorte de cible à abattre, un jeu de fléchettes humain sur lequel on est prêt à cracher dès qu'un

00:41

nouveau film sort, parce que le harcèlement c'est quand même vachement marrant

00:43

(non, pas du tout en fait)

00:45

Moi ce qui me fait chier déjà, c'est de ne pas savoir si on déteste l'homme ou le réalisateur. On dit souvent que Besson c'était mieux avant les années 2000

00:50

et je suis d'accord sur le fond, mais j'aime ce côté inattendu à chaque production.

00:53

Entre le trip esthétisé en noir et blanc, la trilogie de films pour enfants,

00:55

l'adaptation de BD, le biopic politique et la comédie de mafieux, Besson tente tout :

00:59

il n'est jamais là où on l'attend même si je remettait en cause la qualité de

01:02

certains d'entre eux, j'aime son côté experimental et son envie de se diversifier.

01:05

"Lucy" c'est un peu different : on sait que ça a fait couler beaucoup d'encre

01:08

peut être parce que le film en faisait trop, ou pas assez, restait très souvent incohérent

01:11

et même gratuit, et était dans la droite lignée de l'esthétisme Besson

01:14

au service de pas grand chose. Il en ressort quand même à mes yeux un produit

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décérébré sacrément efficace que je ne déteste pas. Et je suis genre vraiment

01:20

désolé quoi. Il est devenu avec le temps un réalisateur en demi-teintes

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qu'on attendait grandiose comme à ses débuts, et qui pour certains s'est perdu.

01:26

Peut être que l'on prend aussi ça trop à coeur et qu'on agresse un homme gratuitement en

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s'acharnant sur des détails. Et en vrai j'ai pas la réponse moi-même : c'est un débat sans fin

01:32

je suis déjà fatigué rien que d'y penser, laissez moi dormir. Peut être que c'est l'homme qu'on déteste :

01:35

celui qui a monté une grosse boite de production pour des films tout pourraves pour gagner

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plein d'argent (parce que pouah l'argent c'est caca beurk).

01:41

Je ne m'étais jamais posé la question en fait et un jour le même Durendal que l'on fustige pour sa

01:44

critique de Lucy a dit un truc qui m'a intrigué :

01:46

"Faire un film ça coute du pognon

01:49

pour pouvoir faire un nouveau film il faut donc que les films précédents se soient

01:52

rentabilisés, c'est à dire qu'ils aient eu du succès.

01:55

Et c'est quoi les films qui ont eu le plus de succès ? Le divertissement grand public."

02:00

Bon le raisonnement est simpliste mais dans les faits il fait ses preuves :

02:03

on a plein de grosses daubasses qui sortent, qui ramènent un flouz même pas imaginable

02:06

et avec ça on peut produire des films voués à être moins rentables et prendre des risques.

02:09

D'un côté on a des pures daubes qui polluent le paysage cinématographique et ne relèvent pas le niveau global,

02:12

et en même temps ça permet à des premiers films de réalisateurs de genre de pouvoir exister

02:15

sachant qu'ils ne seront jamais rentables. Ça permet d'encourager des réalisateurs US qui ne trouvent

02:18

pas le blé chez eux à faire exister leurs oeuvres.

02:20

Ou ça permet tout simplement de voir de nouveaux auteurs émerger.

02:22

Et là d'accord je comprend qu'on déteste Luc Besson, parce qu'il se donne une image que certains appelleraient "de droite"

02:27

mais qui se décrit surtout par "se complaire dans le système et jouer avec

02:29

sans réfléchir à le changer"

02:31

Et se servir d'un système tout pourri pour exister en tablant sur la stupidité d'une partie de l'audience

02:35

je comprend que ça donne une image de connard.

02:38

Mais il y a un détail qui fait capoter tout ça : en 2015 Besson a interpellé

02:40

la ministre de la culture de l'époque Fleur Pellerin sur un soucis dans le tournage

02:43

des films en France. Le crédit d'impôt.

02:45

Je ne vais pas rentrer dans tous les détails parce que même si j'ai fait ES et que j'adore l'économie d'autres trouvent ça chiant

02:49

mais en gros en France les films avec un budget de plus de 7 millions ou les films tournés en anglais

02:53

n'y avaient pas droit.

02:54

Donc pour faire encore plus simple, avec cette loi si tu voulais faire un film à gros budget ou un film en langue étrangère

02:58

tourné en france, soit tu tournais à l'étranger

03:00

soit tu te brossais pour ton crédit d'impôt.

03:02

Exemple à la con : "Love" de Gaspar Noé, production française tournée à Paris

03:05

dans une galère de thunes, parce que en langue anglaise.

03:07

Et c'était relou, parce que la majorité des producteurs français attendent beaucoup du crédit d'impôt

03:11

et ne pas perdre trop de sous-sous.

03:12

Du coup on avait des techniciens français qui étaient ultra talentueux mais qui ne bossaient presque pas

03:15

parce qu'on prennait la main d'oeuvre étrangère moins chère et que l'ambition française pouvait se rhabiller.

03:19

Du coup Besson il a tapé du poing sur la table et il a gueulé en disant

03:21

"Je veux faire mon prochain film en France, dans mes studios Français et engager des techniciens français."

03:25

Et vous savez quoi ? Il a réussi.

03:27

Nouvel exemple à la con, vous vous demandez comment "Dunkerque" a pu se faire au final en France

03:30

et bien c'est grâce au changement du crédit d'impôt.

03:31

Donc peut être que Luc Besson se complait dans le système, mais il a réussi avec son influence à le changer,

03:35

à permettre possiblement un nouvel avenir au cinéma français, et à donner plus à bouffer à nos techniciens locaux.

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